Un historique de VREL

Carte du Ghana
Carte du Ghana
Le Ghana est situé sur la côte ouest de l’Afrique à environ 750 Km au nord de l’équateur sur le golfe de Guinée. VREL (Volta River Estates Limited) est situé sur les bords du fleuve Volta près d’Akosombo, situé au sud du lac, le plus grand lac artificiel d’Afrique.

VREL a été créé en 1988 par un consortium des Pays-Bas et du Ghana avec l’aide de FMO (Dutch Financierings Maatschappij voor Ontwikkelingslanden), une organisation hollandaise d’aide au développement.

Avant ce consortium, il n’y avait aucune plantation commerciale destinée à l’exportation de bananes au Ghana. Ce montage a été approuvé par le gouvernement du Ghana qui assure encore la promotion des exportations agricoles dans ce pays.

En 1996, la fondation Max Havelaar aux Pays-Bas a étendu ses activités dans le commerce équitable aux bananes et VREL a été reconnue comme étant le premièr producteur de bananes certifié « FairTrade » par la fondation Max Havelaar et l’organisme FLO (the Fairtrade Labelling Organizations). Aujourd’hui VREL est le seul producteur de bananes du commerce équitable en Afrique.

Carte de région de la Volta
Carte de région de la Volta
Dans le domaine environnemental, cela n’a pas été très dur pour VREL d’obtenir la certification du commerce équitable parce que dès ses débuts VREL a limité l’usage de produits phytosanitaires. Afin de remplacer l’utilisation de tels produits, VREL utilise une main d’œuvre abondante et emploie plus de 500 travailleurs permanents dans une région sévèrement touchée par le chômage. Selon les règles du commerce équitable, les employés de VREL possèdent 25% des parts de la compagnie.

En plus de la certification « FairTrade », VREL a été audité pour la certification EUREPGAP en septembre 2002 et a été certifiée. VREL a reçu un certain nombre de récompenses, y compris le « mérite national des exportations » en 1995.

VREL exporte 85% de sa production sous les marques Oké et EkoOké vers l’Europe avec AgroFair, une société du commerce équitable détenu à 50% par ses producteurs de bananes, de mangues et d’ananas à travers le monde et dont VREL est actionnaire.

VREL a dû faire face et survire a de nombreux coups du sort tels l’attaque de cercosporiose noire en 1990, les restrictions à l’exportation vers l’Union Européenne mises en place entre 1993 et 2002, une sécheresse en 1998 et plus récemment une terrible tempête qui a causé de graves dégâts sur la plantation en 1999 et en 2002.

l'orage
l'orage
La tempête de 2002 aurait pu détruite définitivement VREL s’il elle cette compagnie n’avait pas été si dynamique et pleine de ressources.

80% de la capacité de production a été détruite. Ce n’est qu’en 2005 que la ferme a récupéré complètement de ce désastre, grâce à une injection de capital d’AgroFair et de ses autres actionnaires, ce qui a ramené la production de VREL a environ 5,000 cartons par semaine en 2005.

après l'orage
après l'orage
Le directeur général Huub van den Broek nous raconte les jours pénibles auxquels il a dû faire face : « Les coups de vents sont courants au Ghana et ont lieu au cours des changement de saison en septembre-octobre et mars-avril quant les fronts d’air du Sahara et de l’Atlantique se rencontrent au Ghana. En octobre 2002, je savais dès le début que cela allait être terrible. Le ciel est devenu complètement noir. Je n’avais jamais vu ça auparavant. Tout volait aux alentours. Cela a duré environ une heure et demie. Après cela, plus aucun bananier n’était debout. »

« Ces tempêtes sont toujours très locales. C’est pour cela que nous avons divisé la ferme en 5 sites de production, relativement éloignés les uns des autres. Les trois site qui ont été détruits par la tempête était perdus. Nous avons tout replanté. Nous avons établi un plan de sauvetage et nous nous y sommes tenus. C’était vraiment pas de chance que cela arrive en octobre, car c’est le début de la saison sèche et c’est presque impossible de replanter. Nous avons dû attendre jusqu’en avril avant de replanter les premier 10 hectares et nous avons continué à planter 10 hectares par mois. Cela nous a donc pris 20 mois pour replanter les 200 hectares touchés. 9 mois après la première parcelle replantée, nous avons retrouvé notre production. C’est arrivé en août 2005. Afin d’empêcher cela d’arriver à nouveau, nous avons acheté un dispositif afin d’étayer les plants de bananiers. Ce système doit être installé prochainement. »